Marcel Rufo: « J’adorerais devenir grand-père… »

Marcel Rufo

mars 9, 2021

Qui est donc Marcel Rufo ? Il est, bien sûr, l’un des pédopsychiatres les plus connus et les plus respectés. Il a écrit d’innombrables livres sur le sujet, ainsi que quelques livres d’histoire personnelle, qui sont assez intrigants. Son livre, « Grands-parents, à vous de jouer », est beaucoup plus intime que les autres livres qu’il a écrits. Il y parle de ses grands-parents, de leur histoire et de leur impact sur lui, et plus encore. Il a également écrit des petites lettres à ses futurs petits-enfants dans le livre, ce qui l’enthousiasme. En plus de cela, le livre est bien sûr rempli d’excellents conseils pour tous ceux qui veulent le lire !

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Il est l’un des pédopsychiatres les plus respectés de notre époque, a écrit de nombreux ouvrages consacrés notamment à la petite enfance. Dans son livre “Grands-parents, à vous de jouer”, Marcel Rufo nous entraîne au coeur de son histoire personnelle. Avec son accent du Sud, son passé de fils d’émigrés italiens, son amour reconnu pour le rugby et sa très longue expérience professionnelle, il revient sur un essai mélangeant souvenirs et conseils de psy!

Ce livre ne ressemble pas à vos autres ouvrages…

Il est beaucoup plus intime, c’est vrai. Je voulais écrire quelque chose sur le grand-père que je ne suis pas encore, et j’ai été rattrapé puis envahi par l’image de ma propre grandmère, Eugénie. Elle a joué un rôle primordial dans ma vie. C’était ma seule grand-mère et c’était quelqu’un de tout puissant dans la famille, un personnage remarquable, fort, haut en couleur. Elle a perdu deux maris, a adopté un enfant en plus des trois qu’elle avait déjà. C’était une maîtresse femme. Elle pouvait me réveiller en pleine nuit pour aller manger des tripes, ou m’entraîner en Italie en dehors de la scolarité, se vengeait de moi si j’étais ivre… Elle avait tout pouvoir!

Vous expliquez qu’elle a largement participé à votre construction d’homme?

Oui car elle m’a montré que quel que soit les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, on peut toujours s’en sortir. Elle était très simple au niveau social, parlait peu. Je dis souvent d’elle qu’elle était une mutique optimiste… tandis que je suis un bavard optimiste!

Dans votre livre, vous écrivez de petites lettres à votre petit-fils ou petitefille imaginaire. Des missives qui deviennent une boîte à outils à l’usage des grands-parents. Mais au fait, pour vous, quel est leur rôle?

Il est primordial. Ils sont l’Arbre de vie, les origines, le centre de la famille. Ce sont ceux qui “donnent” leur passé en expliquant aux enfants qu’ils en sont propriétaires. Dans mon livre, je parle “d’humanitaire affectif”. Certains jeunes partent creuser des puits en Afrique.

Moi, je serai un grand-père qui demandera 48 heures d’humanitaire affectif: viens me voir, tu me manques! Les grands-parents ne comblent pas les trous, ils sont fondamentalement des transmetteurs, le socle qui permet de se construire et de s’envoler vers l’avenir.

Sans pour autant être corvéables à souhait?

Ah non! Surtout pas! Il faut décider avec les parents quand les petits-enfants viennent les voir et faire de chaque rencontre un moment privilégié. Chacun est différent, avec des talents et des qualités, des défauts aussi. L’important est d’être là pour accompagner les petits toute leur vie. Nous avons été parents, nous avons une véritable deuxième chance avec ce nouveau rôle, avec moins de responsabilités… C’est un art, mais je crois qu’il est plus facile d’être grands-parents que parents!

Votre livre est parsemé de bons conseils… Vous expliquez notamment que si quelqu’un a un préféré parmi ses petits-enfants, ce n’est pas de lui qu’il faudra s’occuper le plus.

Non. Si vous en avez un qui fume du haschich, ne s’intéresse à rien, râle tout le temps, préfère le football au rugby (autant dire une véritable catastrophe!) et que, à côté, vous avez une adorable petite qui partage vos goûts, est joyeuse, s’intéresse à tout, il faudra vous occuper du premier, ne pas le laisser de côté, mais partager avec lui des moments qui lui permettront de franchir ce cap difficile de sa vie.

Vous êtes pressé d’être grand-père?

Je l’étais, vraiment. Aujourd’hui, avoir pu écrire cet essai me permet de patienter! Je suis dans la phase du «petit-enfant imaginaire». Et je sais que lorsqu’il arrivera, je serai prêt et très heureux de vivre cette nouvelle aventure!

A lire : Marcel Rufo, « Grands-parents, à vous de jouer ». Ed. Anne Carrière

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