Bernard Pichon: « Les voyages forment la « jeunesse »! »

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Martine Bernier

Journaliste santé, rédacteur en chef

avril 25, 2021

Bernard Pichon est un journaliste, écrivain et producteur suisse. Il est actif depuis les années 70. Animant diverses émissions de télévision et de radio, il est rapidement devenu le favori des fans. Lorsqu’il a atteint l’âge de 55 ans, il a décidé de laisser tout cela derrière lui et de voyager autour du monde. Il n’a jamais cessé de le faire depuis. Bernard remarque cependant que les voyages professionnels ne sont pas vraiment rentables, il faut donc être financièrement solide pour que cela fonctionne, et il se considère comme privilégié. Pichon a également créé un site internet « Pichon Voyageur » (www.pichonvoyageur.ch), où il résume ses voyages pour que tout le monde puisse les lire !

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Journaliste, écrivain et producteur suisse de radio, de télévision et de presse écrite, Bernard Pichon a fait les beaux jours de la RTS dès les années 1970, en animant des émissions aussi connues que « Les Oiseaux de Nuit », « Jardins divers », des programmes pour enfants comme « Blanche et Gaspard » ou « Dodu Dodo », ainsi que « La ligne de Cœur » ou « Salut les P’tits Loups » à la Radio. Ancien chroniqueur de Michel Drucker, il a interviewé les plus grandes stars avec une empathie et une pertinence qui lui vaudront les faveurs et la fidélité du public romand.

Au tournant de l’an 2000, il a 55 ans lorsqu’il décide de prendre un nouvel envol: « J’ai toujours pensé qu’il fallait s’en aller avant que le public ne se lasse. Comme j’ai choisi de travailler en free-lance, je n’avais pas besoin de l’autorisation d’un patron pour prendre une nouvelle orientation. J’ai terminé « La Ligne de Cœur », puis je suis parti. J’aurais apprécié de continuer la radio quelque temps encore, mais il devenait clair qu’il fallait laisser la place aux jeunes. Dans ma vie, je n’avais jamais vraiment eu le temps de voyager. J’avais des obligations professionnelles ou familiales qui m’empêchaient de le faire. J’ai donc décidé de profiter de cette liberté toute fraîche pour faire quelque chose de nouveau! »

C’est ainsi que, troquant son costume de lumière pour celui de globe-trotter, Bernard Pichon a commencé sa nouvelle vie. Depuis, invité par les attachés culturels d’ambassade, les voyagistes ou les offices de tourisme, il parcourt le monde à raison de trois déplacements par mois et le découvre sans jamais se départir de son regard à la fois malicieux et observateur.

Celui qui, depuis quinze ans déjà est donc devenu un bourlingueur professionnel, reconnaît que ce genre d’activité n’est pas vraiment rentable: « Il est clair qu’il n’est pas possible d’en vivre si l’on a besoin d’argent pour boucler ses fins de mois! Pour faire ce genre de choses, il faut avoir une situation financière saine. Je me considère comme privilégié. J’ai des partenaires réguliers qui me prennent des articles consacrés à mes voyages. Je sais que les journalistes qui s’adonnent à ce genre d’activités sont soupçonnés d’être des « vendus », vantant automatiquement les lieux dans lesquels ils sont invités. J’ai toujours été très clair avec cela en sauvegardant ma liberté éditoriale. Je suis plutôt bon client: d’autres caractères que le mien chercheraient la petite bête. Pour ma part, même si je n’écris pas d’articles géopolitiques, je me sens le droit, à la fin de certains sujets, de clore par une phrase qui confirme que je ne suis pas dupe. En Tunisie, par exemple, j’avais un jour terminé un article en indiquant que le masseur de l’hôtel était aussi musclé que le régime politique alors en place! »

Outre les articles qu’il diffuse dans divers journaux et magazines, Bernard Pichon a également créé un site internet « Pichon Voyageur » (www.pichonvoyageur.ch) dans lequel il résume ses périples au fil de courtes vidéos classées par thème ou par continent. Un régal commenté avec la même élégance et la même rigueur dont il a fait preuve tout au long de sa carrière. Les internautes y trouvent de bons plans et des idées de destinations pour leurs prochaines vacances.

Lorsque vous lui demandez lequel des pays visités l’a le plus touché, ce spécialiste explique que tout dépend de l’angle abordé: « Est-ce sur un plan culturel, gastronomique, nature…? Cela dit, j’avoue une préférence pour la Birmanie qui, à mes yeux, est le plus touchant à tous les points de vue. Lorsque j’ai découvert ce pays, l’empire de la dictature qui y régnait commençait à être moins fort. Les Birmans sortaient peu à peu de leur enfermement. Ce pays est doté de paysages et de sites somptueux, sans un Hilton à l’horizon! Et, surtout, nous y faisons des rencontres extraordinaires. Dans les campagnes les plus reculées, les gens n’ont rien, mais vous le donnent… Pour moi, le bilan d’un voyage est toujours étroitement lié aux rencontres que l’on y vit. »

Aujourd’hui où qu’il se rende à travers le monde, il y a toujours quelqu’un pour reconnaître Bernard Pichon et le saluer d’un « Où va notre Pichon voyageur, aujourd’hui? ». Il en sourit, touché de voir que le public lui a conservé sa sympathie!

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