C’est décidé: je me remarie!

married couple in the car

Martine Bernier

Journaliste santé, rédacteur en chef

septembre 5, 2022

Le mariage peut être une chose merveilleuse. Si ça n’a pas marché la première fois, ne vous inquiétez pas, il y a plusieurs milliards d’autres personnes pour vous, il faut juste trouver la bonne ! Une fois que vous l’avez trouvé, tout change pour le mieux, quel que soit votre âge. Il n’a jamais été aussi facile de tomber amoureux. Nous disposons d’un nombre incalculable d’organisations, d’événements, d’applications, de l’Internet tout entier, et plus encore, pour nous aider dans cette tâche. Sans compter que l’espérance de vie s’allonge régulièrement, ce qui signifie que nous avons toujours plus de temps pour le faire !

Vous voulez en savoir plus ? Continuez à lire l’article de Martine Bernier.

Août 2013: Pour le deuxième anniversaire de notre rencontre, Celui qui m’accompagne me demande en mariage au cours d’une soirée romantique à souhait. Bonheur absolu!

Pour l’un comme l’autre, il ne s’agira pas de notre première union. Nous avons chacun deux enfants adultes, avons mené des carrières professionnelles épanouissantes, lui officier dans l’Armée française, moi journaliste. En matière de couple, nous savons exactement ce que nous souhaitons, et plus encore ce que nous ne voulons plus, connaissons les écueils à éviter. Une expérience qui ne nous empêche pas d’être amoureux comme on peut l’être à vingt ans… pourtant j’ai 54 ans, et lui à peine plus. Revivre l’expérience du mariage à nos âges, une folie? Par pour nous: j’ai la sensation qu’il s’agit du choix le plus censé de ma vie… La date est fixée au premier jour de l’été de l’année suivante. Nous avons le temps… Et puis nous voulons un «mariage simple». Ce sera facile!

Notre premier réflexe est d’appeler le service d’Etat-Civil. Mon compagnon étant français, il doit fournir plus de papiers que moi. Les demandes sont envoyées, un dossier «mariage» trône sur le bureau prêt à accueillir les documents nécessaires. Grande spécialiste des listes en tout genre, je note avec application tous les points auxquels il faudra penser pour faire de ce jour LE jour que nous n’oublierons pas. Plus elle s’allonge, plus je suis perplexe… Il semblerait, tout bien réfléchi, que ce soit moins facile que prévu…

Première chose à faire: s’entourer d’un «comité d’organisation»! Mes deux fils et leurs compagnes acceptent spontanément d’être réquisitionnés d’office. La première séance de travail est un peu houleuse. Je n’ai pas encore vraiment réfléchi à l’organisation, mon Capitaine s’inquiète de nous voir nous engager vers un mariage moins simple que prévu, et nous partons un peu dans tous les sens. Il faudra attendre la deuxième séance pour que j’arrive avec des idées plus concrètes, soufflées par chacun des participants.

Après quelques tentatives, nous avons trouvé le restaurant idéal pour le repas du soir. Un endroit élégant avec vue sur le lac Léman. La cérémonie civile est réservée elle aussi… mais voulons-nous réellement nous contenter de cela? Nous n’avons plus envie d’un mariage à l’église, mais nous souhaitons cependant marquer l’événement. C’est là que, pour la première fois, je souffle l’idée d’une cérémonie laïque. Quelque chose que nous aurions préparé nous-mêmes, qui nous ressemblerait, et qui se terminerait par une simple bénédiction, une cérémonie des sables et l’échange des anneaux. Mon idée fait l’unanimité. Les talents de chacun sont mis à contribution: mon fils aîné, guitariste talentueux, assurera la partie musicale avec sa compagne qui a une voix d’ange. Mon fils cadet, excellent photographe, s’occupera des images et assurera l’animation de la soirée. Sa compagne, mille fois plus féminine que je ne le serai jamais, a pour délicate mission de me rendre présentable. Mais… qui assumera le déroulement de la cérémonie? Un coup de téléphone en Belgique à l’un de mes cousins les plus proches nous sauve: il est engagé dans notre comité! Une chapelle et une salle sont louées au bord du lac, des textes et des chansons sont choisis: le problème est résolu.

Je consulte ma liste et arrive au point épineux entre tous: ma tenue. Pas question de me marier en blanc ou de choisir une robe à fanfreluches: j’ai le sens du ridicule. Vu mon âge et ma ligne plus qu’approximative, je sens que la tâche va être ardue… et j’ai raison. Il me faudra des mois avant de trouver la robe idéale. Longue, noire, agrémentée d’une étole violette sur l’idée de mes belles-filles, nommées «conseillères en image». Elles me prêtent main-forte, me rassurent, trouvent des accessoires pour la coiffure… et même une rose en tissu violet pour Pomme, notre bichon havanais qui sera elle aussi de la partie.

Voyons, qu’avons-nous oublié? Le rendez-vous avec l’officier d’Etat-Civil qui nous mariera, une femme pleine d’humour, est pris. Reste à réaliser les faire-part. Là aussi, nous les voulons sans fioritures. Nous nous procurons du papier paille, trouvons une police d’écriture élégante, et j’écris un texte que Celui qui m’accompagne imprime. La liste des invités est établie et me touche. Ils viendront de trois pays différents et sont tous des personnes qui comptent pour nous et sont depuis longtemps dans nos vies. Dans la foulée, nous trouvons un traiteur d’accord de prendre en charge le service complet de l’apéritif, qui suivra la cérémonie. Nous touchons au but…

Un après-midi de mai, je me consacre à la dernière tâche de ma liste: la préparation des dragées destinés aux invités. Certains d’entre eux sont marqués à nos prénoms. La veille, nous avons procédé à la corvée ultime, pour lui: écumer les magasins pour trouver la tenue de mon Capitaine. Le deuxième essai aura été le bon. En le découvrant tandis qu’il s’inspectait dans le miroir, j’ai ressenti une bouffée d’émotion. Une cliente m’adresse une grimace complice: je ne suis pas seule à le trouver séduisant…

Mi-mai 2014. Le facteur apporte la figurine qui trônera sur notre gâteau de mariage… à condition qu’il soit solide: réalisée en résine et haute d’une bonne vingtaine de centimètres, elle est magnifique mais lourde! Nous sommes à un mois du jour J. Sur ma liste, tous les postes ont été cochés. Il ne nous reste plus qu’à aller visiter la chapelle. Mon bouquet de mariée est commandé, lui aussi. La fleuriste, une jeune femme d’une trentaine d’années, a eu cette phrase lorsqu’elle a appris que nous nous marions à passé cinquante ans: «C’est merveilleux… c’est un peu comme si la vie prenait un nouveau départ…»

Oui… une année incroyable. D’autant qu’il y a quelques semaines, j’ai appris qu’en octobre, mon statut de «jeune» mariée se doublerait pour la première fois de celui de grand-mère!

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